Le pont de Fleurville n’aurait jamais dû attendre aussi longtemps.
Pendant des années, un projet essentiel pour les habitants de l’Ain et de la Saône-et-Loire est resté bloqué par des recours et des lourdeurs procédurales, alors même qu’il répondait à un besoin concret de mobilité, de sécurité et d’aménagement du territoire.
Combien d’infrastructures indispensables devront encore subir les mêmes retards ?
Face aux insuffisances de notre droit, les présidents de Département, Jean Deguerry et André Accary, ont interpellé le ministre des Transports et ont formulé des propositions concrètes.
Nous devons faire évoluer la loi.
C’est dans ce but qu’avec mon collègue de Saône-et-Loire, Benjamin Dirx, et en lien avec le sénateur Patrick Chaize, nous déposons une proposition de loi pour protéger et accélérer les projets d’infrastructures publiques essentiels.
Notre conviction est simple : on ne peut plus accepter que des projets d’intérêt général soient paralysés pendant des années par des procédures interminables ou des recours intensifs.
Oui, la protection de l’environnement est fondamentale.
Oui, le droit au recours doit être garanti.
Mais il faut aussi savoir répondre aux besoins des territoires et des habitants.
Notre texte vise à :
Ponts, routes, équipements publics : derrière chaque projet retardé, ce sont des territoires freinés, des usagers pénalisés et des opportunités perdues.
Il est temps de redonner à l’action publique les moyens d’agir, sans renoncer aux exigences environnementales ni à l’État de droit.
Le cas du pont de Fleurville doit servir de leçon. Nous devons bâtir un cadre plus juste, plus équilibré et plus efficace pour les projets dont nos territoires ont besoin !