Xavier Breton a présenté ce mardi 3 février au gouvernement une question orale au sujet de la situation préoccupante du Foirail de la Chambière à Bourg-en-Bresse, faisant suite à une correspondance de décembre 2025 cosignée avec le sénateur Patrick Chaize sur la baisse d’activité de ce marché aux bestiaux fortement touché par la DNC.
En effet, la mise en place puis l’extension d’une zone réglementée ont entraîné l’interdiction des mouvements d’animaux, provoquant une chute puis un arrêt total de l’activité du marché. Malgré le passage en zone vaccinale et une réouverture autorisée en décembre, la reprise a été un échec, en raison de contraintes sanitaires persistantes et de cours défavorables.
Les dirigeants et salariés ont néanmoins fait preuve de professionnalisme en appliquant les mesures sanitaires et en adaptant l’organisation du travail.
« Alors que l’équilibre économique et social de la SAEM de la Chambière est fortement menacé à court terme, nous demandons au gouvernement d’établir en urgence un agenda de sortie de crise qui donne une perspective claire pour un retour à une activité normale.
Des réponses fortes sont attendues sur quatre points majeurs :
1/ Alléger les contraintes de rassemblement et permettre au marché d’accueillir temporairement des animaux de zones indemnes.
2/ Harmoniser le discours des services de l’Etat dans les départements, en effet certains de ces services situés en zone indemne se permettent de dissuader les opérateurs commerciaux d’acheter des animaux vaccinés, ce qui est inacceptable.
3/ Accompagner par des mesures économiques fortes les marchés impactés par cette crise sanitaire. Il serait nécessaire d’étendre le fonds d’urgence à ces structures.
4/ Obtenir des réponses opérationnelles sur l’arrêt de la vaccination et la période dite de rétablissement, les marchés ne pourront pas supporter une mise sous cloche, avec le délai de 14 mois qui est prévu après l’arrêt de la vaccination obligatoire. »
Suite à cette intervention, voici en résumé la réponse faite par la ministre déléguée.
La stratégie sanitaire suivie par le gouvernement pour faire face à la DNC, a certes imposé de fortes contraintes économiques, mais elle a été efficace : pas un seul foyer depuis le 2 janvier et plusieurs zones déjà levées, ce qui permet une reprise progressive et encadrée des activités.
Grâce aux négociations menées au niveau européen, les échanges de bovins ont repris avec plusieurs pays et de nouvelles perspectives d’exportation s’ouvrent depuis les zones vaccinales.
Enfin, l’État reste pleinement mobilisé aux côtés des opérateurs, en particulier les plus fragilisés, pour protéger les cheptels tout en limitant l’impact économique.
À la suite de cette réponse, Xavier Breton a insisté sur l’urgence et l’importance de déterminer un agenda de sortie de crise.