Dans plus de 7 communes sur 10 de l’Ain, les électeurs appelés aux urnes dimanche dernier n’avaient en réalité… aucun choix.
Une seule liste, à accepter en bloc, était soumise à leurs suffrages.
Dans ces conditions, comment s’étonner de la hausse de l’abstention ?
Dans les communes de 500 à 1500 habitants, elle atteint 49 % lorsqu’une seule liste est en lice, contre 34 % lorsqu’il y a plusieurs choix, soit 15 points de plus !
Dans les communes de moins de 500 habitants, l’écart est encore plus marqué avec 18 points d’abstention supplémentaire !
Face à cette absence d’alternative, certains électeurs se sont réfugiés dans le vote blanc ou le vote nul.
Dans les communes de moins de 500 habitants, ces votes représentent 1,4 % des suffrages lorsqu’il y a plusieurs listes… mais grimpent à 9,1 % lorsqu’il n’y en a qu’une seule, ce qui traduit bien l’envie d’un choix différent.
Déconnecté des réalités locales, le vote bloqué fragilise la vitalité démocratique de nos territoires.
À terme, n’est-il pas un cheval de Troie envoyé par la technocratie parisienne pour provoquer des fusions de communes contre la volonté des habitants ?
Face à cette situation préoccupante, je viens de déposer une proposition de loi pour rétablir le scrutin antérieur, qui permettait le panachage — une tradition démocratique de la France rurale !