- Xavier BRETON, député de l'Ain - http://www.xavierbreton.fr -

Protégeons le ciel étoilé de la pollution lumineuse…

La pollution lumineuse est définie comme « toute forme d’éclairage par de la lumière artificielle qui déborde des zones pour lesquelles il est prévu, en particulier s’il est dirigé au-dessus de l’horizon ».
Concrètement, il y a pollution lumineuse lorsque l’éclairage artificiel, public ou privé, se répand dans le ciel la nuit.

Cet éclairage peut parfois être très excessif et empêcher complètement la vue sur le ciel étoilé.

La pollution lumineuse entraine également un énorme gaspillage énergétique, de surcroit très coûteux. En effet, le budget éclairage d’une commune représente jusqu’à 40% de sa facture d’électricité…avec une volonté politique forte, les économies pourraient donc être considérables. Pour autant, il n’est pas question de promouvoir la fin de l’éclairage dont la nécessité est acquise pour des raisons évidentes de sécurité et de confort. En revanche, il faudrait « éclairer mieux » pour reprendre l’expression de Philippe de la Cotardière dans son livre “Cosmologie à l’usage du piéton” en limitant l’éclairage privé commercial de bâtiments qui restent parfois éclairés intensément toute la nuit et en utilisant du mobilier urbain adapté, comprenant par exemple un système de capuchons empêchant les rayonnements vers le ciel.

Plus méconnue, la pollution lumineuse entraine également un dérèglement des écosystèmes (reproduction de la flore, vol des oiseaux migrateurs,…) car elle rompt l’alternance naturelle du jour et de la nuit.

En France, différentes initiatives ont été prises en vue de protéger le ciel étoilé : initiatives locales, une disposition de la Loi issue du Grenelle I de l’environnement, mais il faudrait encore aller plus loin. Voilà pourquoi, j’ai déposé un amendement afin d’intégrer la lutte contre la pollution lumineuse dans le projet de loi du Gouvernement sur la transition énergétique. La Ministre de l’environnement, Ségolène Royal, a évoqué l’intérêt de cet amendement lors des débats, pour autant elle ne l’a pas retenu précisant qu’il “pourrait toutefois être repris, avec un avis favorable du Gouvernement, dans le titre relatif au bâtiment”… C’est maintenant à elle qu’appartient la possibilité de reprendre mon amendement…à suivre donc.