La détermination de Xavier Breton à défendre la Filière des Véhicules industriels

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Alors que près de 40 groupes d’études ont été supprimés à l’Assemblée nationale, je suis heureux que ma demande ait été acceptée. Les enjeux, les difficultés et les particularités des entreprises de la filière Véhicules Industriels méritent d’être reconnus et défendus avec force. Un groupe d’études consacré exclusivement à cette filière a donc été agréé et je m’en suis vu de nouveau confier la Présidence. Alors même que le groupe est en cours de constitution, j’ai d’ores et déjà alerté le Gouvernement sur la nécessité de prendre en compte leurs attentes. Je suis intervenu à deux reprises auprès du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, lors de l’examen de la politique industrielle du Gouvernement mercredi 23 janvier dernier et le lendemain au moment des questions orales à l’Assemblée où j’ai évoqué plus spécifiquement l’avenir du constructeur Renault Trucks.

Vous trouverez ci-dessous le texte de la question posée sur la filière VI (la question relative à Renault Trucks est reprise dans un autre billet d’actualité sur mon site)

“Monsieur le Ministre,

Je voudrais vous alerter aujourd’hui sur la situation de la Filière des Véhicules Industriels en France.

Des constructeurs à commencer par Renault Trucks jusqu’aux transporteurs routiers, les entreprises « du camion » rassemblent plus de 800 000 emplois, soit 3,2% de l’emploi total français et elles représentent 6% du PIB. En tant que Président du groupe d’études Filière Véhicules Industriels à l’Assemblée nationale, je voudrais exprimer les inquiétudes d’un secteur essentiel au plan économique, fortement présent sur l’ensemble du territoire national et indispensable au bon fonctionnement de notre économie et de notre société.

La filière Véhicules Industriels est lourdement frappée par la crise économique, elle connaît chômage partiel et perte d’activité. Plus généralement, ce secteur subit un déficit de compétitivité et un manque de reconnaissance. L’inquiétude des chefs d’entreprises et des partenaires sociaux est d’autant plus grande avec la perspective de libéralisation totale du cabotage en 2014 et la mise en œuvre de la taxe poids lourds en juillet 2013. Cette « écotaxe » augmentera les coûts du transport de 5 à 8 %. Au-delà de la seule filière Véhicules Industriels, la taxe poids lourds va également impacter d’autres branches de l’industrie manufacturière, comme l’industrie agro-alimentaire, l’industrie des meubles ou des jouets, qui pourtant résistent mieux à la crise.

Face à cette situation, des propositions existent :

Une partie des recettes de la taxe poids lourds pourrait être affectée au renouvellement du parc de véhicules avec un objectif écologique. Les opérations de maintenance et de réparation pourraient être exonérées de la taxe poids lourds. Au niveau européen la réglementation sociale dans le secteur des transports (avec la baisse du coût du travail en France) devrait être harmonisée.

Le transport de marchandises en France ne doit pas fragiliser nos industries mais au contraire contribuer à leur compétitivité.

Face à ces enjeux, je vous remercie de bien vouloir m’indiquer quels sont vos engagements à l’égard de la filière Véhicules Industriels et quelles mesures d’accompagnement et de soutien vous comptez mettre en place ?

Je vous remercie”.

En réponse le Ministre revient sur la taxe poids lourds et précise ses intentions :
” Vous mentionnez l’importance des écotaxes. Le Gouvernement, en l’occurrence le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, a indiqué en Conseil des ministres qu’il souhaite faire évoluer ce dispositif afin qu’il ne nuise pas à la compétitivité de ce secteur, surtout dans une période aussi délicate pour celui-ci. Nous souhaitons, dans ce domaine, nous concerter avec la profession pour ne pas prendre de décision qui risque de déstabiliser l’économie fragile de cette filière. “

A suivre donc…en ce qui me concerne, je serai très vigilant…et je ne lâcherai pas le Gouvernement sur ces questions.

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