- Xavier BRETON, député de l'Ain - http://www.xavierbreton.fr -

Bilan du mandat 2007-2012 de Xavier BRETON

Interview de Xavier BRETON


Xavier BRETON [1]

Xavier BRETON

Vous êtes député depuis 2007.
Au plan personnel, comment avez-vous vécu ce premier mandat parlementaire ?

Servir les habitants de la première circonscription, les représenter à l’Assemblée nationale est un honneur et une responsabilité que je mesure chaque jour. Ce que vivent les gens me préoccupe, voilà pourquoi je n’ai de cesse de les écouter et de les aider au mieux. C’est ce qui m’a guidé pendant 5 ans et aujourd‘hui je retiens surtout la confiance des gens et les liens de proximité que nous avons su tisser.

Localement, quelles actions avez-vous engagées ?

J’ai défendu tous les dossiers qui m’ont été soumis et je suis intervenu avec la même détermination que ce soit pour des problèmes d’emploi, de logement ou pour soutenir les projets portés par nos entreprises ou par les collectivités locales. Par ailleurs, et cela est très important, en 2007 je me suis engagé à assurer mes fonctions en rendant compte régulièrement de mon travail. C’est ce que j’ai fait pendant 5 ans à travers mon site internet, en distribuant dans toute la circonscription les différents numéros de mon journal d’information « Carnet de route », ou encore en organisant des réunions publiques thématiques ouvertes à tous.

Concrètement, quels sont les dossiers qui vous ont le plus mobilisé ?

De nombreux dossiers m’ont mobilisé, mais si je ne dois en citer que quelques uns, j’évoquerai les dossiers ferroviaires, les horaires TGV entre Bourg et Paris, l’AOC Beurre et Crème de Bresse, la cité judiciaire à Bourg-en-Bresse, le service postal en milieu rural, le développement de la fibre optique ou encore la rénovation du centre hospitalier de Bourg. Sinon, j’ai soutenu dans tous les cantons des dossiers de maisons médicales, de maisons de retraite, d’établissements de santé spécialisés, des dossiers de rénovation d’écoles, d’équipements sportifs, de salles des fêtes ou d’aménagement de cœur de village.

Et à l’Assemblée nationale ?

A l’Assemblée nationale, je me suis impliqué plus particulièrement sur les dossiers économiques et industriels, notamment dans le secteur de l’agroalimentaire ou des véhicules industriels. Défendre nos entreprises et renforcer leur compétitivité va de pair avec la prise en compte des conditions de travail des salariés. La dimension humaine étant au cœur de mon engagement, je me suis mobilisé sur les questions de pénibilité et de souffrance au travail. Je me suis aussi beaucoup investi pour l’enseignement et la réussite scolaire. C’est même un chantier prioritaire selon moi pour l’avenir de notre jeunesse et de notre pays. Et les prochaines échéances électorales seront décisives à cet égard.

Avez-vous toujours suivi la majorité parlementaire sur tous les projets ?

Globalement oui pour mettre en œuvre le programme pour lequel nous avons été élus. Pour autant, sur certains sujets, j’ai tenu à faire entendre ma voix et à peser dans les débats pour améliorer des textes. Je l’ai fait dans le cadre de la loi de bioéthique par le biais d’amendements qui ont permis des évolutions et je l’ai fait aussi en votant contre l’élargissement du travail le dimanche. En effet, sur ce dernier point, il m’a toujours semblé important de préserver des temps de « respiration collective » consacrés aux rencontres familiales et amicales, aux activités associatives, culturelles, sportives…et bien souvent, seul le dimanche permet ces activités. Par ailleurs, je ne voudrais pas d’une société individualiste où les citoyens seraient réduits à un statut de consommateurs permanents.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué durant votre mandat ?
J’ai été marqué par la clairvoyance des Français, par leur courage et leur capacité à se battre tout en restant solidaires des plus fragiles. Mais j’ai aussi été marqué par les caricatures, l’acharnement et les mensonges qui circulent un peu partout. Les Français ne sont pas dupes, ils n’ont pas peur de la vérité et savent très bien que nous ne vivons pas dans un monde imaginaire Ceux qui cherchent à nous bercer d’illusions sont démagogues et irresponsables. Ce n’est pas acceptable.

Quel bilan dressez-vous aujourd’hui des 5 ans de majorité parlementaire ?
En démocratie, la première chose qui compte c’est de tenir les engagements que l’on a pris. En 2007, nous avons été élus sur un projet réformateur que nous avons mis en œuvre malgré les résistances, malgré les risques d’impopularité et surtout malgré une crise sans précédent. Nous n’avons pas tout réussi, mais nous avons engagé la transformation de la France.

Justement, pensez-vous que la crise économique ait modifié le cap fixé en 2007 ?

Nous avons du faire face à la plus grave crise économique et financière que le monde ait connu depuis « le crack de 1929 ». Il nous aura fallu nous battre avec les nouvelles réalités imposées par une récession brutale.
Mais surtout, et je tiens à le dire ici, la France aura eu le courage, dès 2008, de bousculer les autres pays au moment où tout le système financier mondial était sur le point de s’effondrer. En évitant la faillite des banques en Europe, le chef de l’Etat a ainsi sauvé l’épargne des Français.

Dans ce contexte, ne fallait t-il pas ralentir le rythme des réformes ?

Au contraire, que ce soit la réforme des retraites, la réduction des dépenses publiques, la défiscalisation des heures supplémentaires ou encore la suppression de la taxe professionnelle, toutes les réformes engagées nous ont permis de résister à la crise. Des efforts considérables pour protéger les plus fragiles et conforter l’emploi et le travail, notamment par des investissements d’ampleur en matière d’innovation et de recherche ont été possibles grâce à la solidarité nationale.

Est-ce pour ces raisons que vous souhaitez vous représenter ?

Je souhaite avant tout que la France reste forte, qu’elle poursuive sa route vers la modernisation et qu’elle permette aux Français d’être protégés avec efficacité et justice. Voilà ce qui compte vraiment aujourd’hui. Et si demain, comme député de l’Ain, je peux contribuer à la réalisation de cet objectif, j’y mettrai toute mon énergie. J’ajoute qu’au plan local, j’aurai également à cœur de poursuivre la défense des intérêts des habitants de Bourg, de la Bresse et du Revermont, en veillant à ce que chacun trouve sa place et à ce que rien, ni personne, ne vienne troubler l’équilibre de nos territoires. Plus que jamais, je veux être un député au service de tous.


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